Textes de bulletins de 1954 - 1955

Souvenirs mycologiques de René Ouvrard

 

Les souvenirs que j'ai conservés de France se bornent à trois espèces : les morilles, les chanterelles ciboire et les lépiotes élevées. En fait, ces souvenirs appartiennent plus à mon père qu'à moi. À cette époque, mon intérêt mycologique se bornait à la consommation. Mon père n'accordait sa confiance qu'aux trois espèces déjà mentionnées et la saison commençait par les morilles. Il n'avait guère de mérite et pas grand'peine à les cueillir; elles poussaient dans le parc même de la villa où il était jardinier. Chaque printemps, dans l'herbe encore jeunette, nous en trouvions autour des parterres, le long des bordures de buis. Ma mère affirmait que le plus grand menteur trouvait la plus grosse .... c'était toujours mon père qui la cueillait.

Ce vieux parc romantique à l'humus riche fournissait durant trois semaines quatre à cinq grands paniers de ces merveilles. Il y en avait trop. Il n'y en a plus assez .... Il y a plus de trente ans que je n'en ai goûté. Les girolles - mon père nommait ainsi les chanterelles - il allait les quérir dans des endroits connus de lui seul. il s'y rendait en brouillant ses pistes à l'instant où le brouillard matinal s'effilochait aux houppiers de la futaie. Je savais qu'il se rendait aux « ventes de la reine »; cette partie de la forêt qui fut donnée en douaire à la Reine Isabeau vers 1395. Dans cette partie réservée aucune exploitation forestière n'est permise. Inutile de préciser, les champignons y foisonnent, se prélassent sur les mousses, attendent les ramasseurs.

Mon père avait à l'endroit des ceps, bolets, russules, une défiance que rien n'a pu abattre. Il laissait aux autres ces champignons vulgaires, mais cherchait âprement la lépiote, à l'époque heureuse où il pouvait combiner ce plaisir à celui de la chasse à courre ... qu'il suivait à pied. Il avait le don de prévoir la direction que la chasse prendrait et de se placer à l'endroit où, surgissant comme un bolide, le cerf crèverait le feuillage dans sa course effrénée; puis, suivait la meute, les piqueurs, les cavaliers, les amazones. Il s'en retournait alors, faisant des crochets à droite, à gauche, vers les thalles à lépiotes et rapportait avec lui le souvenir de sa promenade.

Ma mère confectionnait alors des délices, des merveilles que mon épouse, malgré son bon vouloir, n'est jamais parvenue à égaler.

 

Ma première cueillette de la saison 1955 par René Pomerleau

Par une magnifique journée chaude mais un peu brumeuse, un bon nombre de membres du Cercle de Québec se sont rendus dimanche le 22 mai, à Baie Saint-Paul, avec l'espoir d'y trouver des morilles. Certes la cueillette n'a pas été très abondante pour chacun, mais l'occasion a été bonne pour apprendre à connaître quelques espèces printanières et à les voir dans leur habitat.

Sans doute, on s'attendait à trouver la Verpe de Bohême (Verpa bohemica, Krombh. Schröt.) dont on avait rapporté une abondante collection l'an dernier, à pareille date, sur le terrain du peintre René Richard. Cette fois, cependant, nous étions, semble-t-il, un peu en retard, car depuis plus de dix jours elles s'offraient aux premiers preneurs. Cependant, chacun a pu en trouver quelques spécimens. Pour ma part, je fus heureux de voir dans la nature cette plante qui n'est tout de même pas commune. S'il n'a pas la valeur de la véritable morille, ce champignon n'en est pas moins délicieux et le soir même nous fort goûté quelques échantillons rapportés, après en avoir réservé un certain nombre pour l'herbier.

Ce champignon de la famille des Helvellacées a le port d'une morille avec son long pied, d'abord farci, et son petit chapeau ridé, verdâtre, attaché seulement au sommet du pied. Sa caractéristique essentielle c'est de ne produire que deux grosses spores par asque au lieu de huit comme chez la plupart des ascomycètes. A cet endroit, la Verpe de Bohême croît sur un sol plutôt sablonneux, en association avec les peupliers, surtout les jeunes peu-pliers baumiers. Peut-être y aurait-il lieu de rechercher cette espèce dans les bosquets clairs de cette essence.

Tous ont eu l'occasion de cueillir et de voir dans toute sa force la Gyromitre dite comes-tible (Gyromitra esculenta Fr.). Ce champignon printanier et très commun dans les bois de conifères s'est présenté à nous avec ses facies et ses tailles variés. Tantôt volumineux, brun chocolat et à peine plissé; tantôt plus petit, café au lait, crépu et difforme. Toujours, c'était la même espèce, comme le prouve l'examen des sportes au microscope. Le Gyromitra gigas Cke., une espèce printanière qui croît également sous les conifères, possède des spores plus grosses et apiculées aux deux bouts et l'Helvella infula Fr., un champignon automnal, exhibe le plus souvent la forme d'une selle ou celle d'une mitre. Ce dernier est reconnu pour sa toxicité. Quant à la Gyromitre comestible, la plupart des mycologues s'accordent pour la déclarer dangereuse. Le plus grand nombre admettent toutefois qu'on peut la consommer le plus souvent sans inconvénients. Il est préférable cependant de l'ébouillanter et rejeter cette eau avant de la faire frire et de ne jamais la manger crue.

La troisième trouvaille de l'excursion a été le Bulgaria globosa Fr. Ce gros champignon, fort curieux se présente comme une soucoupe portée par une sphère gélatineuse brun foncé. Les spécimens trouvés montraient une coupe de 3 à 4 cm de diamètre posée sur une masse gélatineuse sous-jacente plissée et un peu ramollie par la dessiccation. Ce champignon assez rare dont on ne connaît rien de la comestibilité, n'est pas très appétissant à voir. Il croît sur le sol dans les bois de sapin.

Parmi les quelques espèces observées, il faut faire une mention spéciale du seul agaric qui a été récolté par quelques-uns des excursionnistes. Ce champignon jaune brunâtre, à lamelles violacées et au pied muni d'un anneau membraneux, nous a donné un peu de difficulté. Au début, nous avons cru reconnaître un strophaire, ces espèces à spores pres-que noires et au pied annelé. Ensuite, certaines des caractéristiques externes nous ont fait suivre une fausse piste et nous avons cru qu'il s'agissait de l'Hypholome fasciculé. Mais, les hypholomes se distinguent extérieurement des strophaires par l'absence d'un anneau membraneux. Revenant aux strophaires, nous avons cru un moment tenir le S. coronilla (Fr. Quélet) qui présente sur l'arête des lamelles des cystides jaunes en massue. Cependant, notre champignon, contrairement à celui-là, a un pied plus élancé. En outre, le pied et le chapeau sont écailleux ou squameux. Au terme de nos recherches, nous avons trouvé que ce champignon était le strophaire squameux, S. squamosa (Fr. Quélet) qui, selon A.-H. Smith est assez rare. Cet auteur en donne une très belle illustration dans son livre.

Signalons, en outre, le Trametes suaveolens très odoriférant dont quelques fructifications blanches ont été trouvées sur une souche de peuplier.

 

Relations entre les arbres et les champignons par Thérése Sicard

J'ai été frappée l'autre jour par ces quelques mots extraits d'un passage de la Bible, au tout début de la Genèse, alors que Dieu, venant de créer l'homme, lui dit ; " A tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture." En effet, les créatures vivantes dé-pendent toutes, plus ou moins directement, peut-être, des plantes qui couvrent la surface du sol ou habitent les profondeurs des eaux. Et cette affirmation s'applique non seulement aux animaux qui mangent les plantes, mais également aux organismes qui vivent de ces animaux, et aux microorganismes qui trouvent leur aliment en décomposant les déchets, les restes d'une vie autrefois intense, mais maintenant disparue.

Ceci nous permet déjà d'établir une certaine classification parmi les êtres vivants. Les uns, les plantes vertes, comme les arbres, les fleurs de nos jardins, l'herbe des champs, seront des êtres autotrophes, c'est-à-dire qu'ils pourront eux-mêmes élaborer leur propre nourri-ture, et ceci grâce à un mécanisme tout-à-fait particulier : la photosynthèse. C'est la trans-formation de l'énergie lumineuse du soleil en énergie chimique, en présence d'un pigment vert, la chloroophylle contenue dans les feuilles vertes des plantes. Et c'est aussi la transformation du bioxide de carbone de l'air en CO2, en hydrates de carbone, essentiels à la vie.

Les autres êtres vivants : l'homme, les animaux, les champignons, les bactéries, les virus, sont dépourvus de chlorophylle et par conséquent incapables d'utiliser l'énergie lumineuse pour synthétiser leur propre substance organique à partir du bioxide de carbone; ils seront donc des êtres hétérotrophes : ils se nourriront de la matière déjà synthétisée par les plantes vertes, que cette matière soit encore vivante ou même morte. Et ici, les cham-pignons nous intéressent plus particulièrement.

Dans un cercle de Mycologues amateurs comme le nôtre, le mot "champignons" revêt un sens bien précis. Il désigne, presque uniquement, ces organismes bizarres, variés tant par leur forme que par leur couleur, croissant un peu partout dans nos champs et nos forêts, souvent recherchés comme un mets de choix, souvent aussi redoutés comme une invention diabolique.

Mais ce chapeau visible, comestible ou vénéneux, ne constitue qu'une partie... je ne dirai pas accessoire, car elle a aussi son importance, mais pour le moins secondaire. Le chapeau n'est en effet que la fructification du champignon, c'est-à-dire qu'il porte les spores qui en assureront la reproduction. Sous cet organe massif et charnu, on peut voir courir dans l'humus de la forêt ou dans la terre de la prairie, un appareil végétatif plutôt élaboré, constitué d'une multitude de filaments, ténus et fragiles comme les fils d'une toile d'araignée. On désigne ces filaments sous le nom de mycélium. Et, l'ensemble du mycélium et du chapeau forme le végétal complet qu'est le champignon. Le nom de champignon s'étend également d'ailleurs à un certain nombre de végétaux complètement dépourvus de masse charnue, et ne se rencontrant que sous la forme de mycélium.

Comme nous l'avons dit tout-à-l'heure, les champignons entrent dans la grande catégorie des êtres hétérotrohes. Pour arriver à les mieux connaître, il nous faut maintenant distin-guer entre les notions de "parasite" et de "saprophyte". Le parasitisme se définit : "une association intime et durable entre deux êtres dont l'un, le parasite, vit manifestement aux dépens du deuxième, qui est l'hôte". Un bon exemple de parasitisme serait la maladie du Muguet, causée chez les enfants par un champignon du nom de Candida albicans, ou bien le mildiou de la pomme de terre ou de la tomate, dû à Phytophthora infestans, ou encore la fonte des semis qui cause des ravages énormes dans les pépinières ou le Pytium de Paroyanum peut en quelques jours amener la mort de la majorité des jeunes plants de conifères.

Quant aux saprophytes, ils se contentent de matière organique morte; ceci explique sans doute qu'on les retrouve plus abondamment en forêt où s'accumulent plus qu'ailleurs les débris organiques abandonnés au sol par les végétaux et les animaux. Feuilles mortes, rameaux brisés, troncs pourrissants de vieux arbres renversés par la tempête, souches laissées par le bûcheron, tout le parterre de la forêt subit une transformation profonde dont les champignons sont peut-être les agents les plus actifs. Divers mycéliums courent ainsi à la surface de l'humus forestier, et produisent, lorsque les conditions s'y prêtent, les lactaires, les russules, les clitocybes, les psalliotes, dont vous avez souvent apprécié la saveur...

On compte également parmi les saprophytes, le strophaire vert-de-gris, qui se rencontre sur les tas de fumier et qui est si caractéristique par sa couleur, vert-de-gris clair et ses écailles à pointes blanches. De même le marasme d'Oréade ou faux-mousseron est un saprophyte, qui épuise graduellement le sol. Il croît dans l'herbe et les pâturages, en forme de cercle plus ou moins complet qui s'agrandit de plus en plus avec la surface du sol épuisé; c'est ce qu'on appelle le "rond-de-sorcière".

Nous sommes maintenant à même d'établir quels sont les modes d'association des cham-pignons avec les arbres. Il y a d'abord les parasites authentiques qui se nourrissent de la substance même de l'arbre et en provoquent la mort plus ou moins rapide. Parmi ceux-ci, mentionnons le Cronartium ribicola, agent de la rouille vésiculeuse du pin blanc, qui a ravagé les plantations européennes, et entraîne actuellement des pertes considérables dans toute l'Amérique du Nord. Ce champignon a ceci de particulier qu'il demande 2 hôtes successifs. Une partie de son cycle vital s'accomplit sur le pin, mais pour s'effectuer au complet, il doit aussi parasiter des plantes du genre Ribes qui comprend entre autres les framboisiers, les gadelliers, ... Seconde particularité de ce champignon : il est ce qu'on appelle un parasite strict ou obligatoire, c'est-à-dire que sauf sur les Ribes et le pin, et le pin à 5 aiguilles seulement, il ne peut vivre nulle part ailleurs, à tel point qu'on n'a jamais réussi à le cultiver en laboratoire, sur un milieu artificiel.

Mentionnons également le Ceratostomella Ulmi qui s'attaque au système circulatoire et provoque la maladie hollandaise de l'orme, si dommageable pour ce bel arbre d'ornement. Ce champignon cependant est un parasite falcutatif ou occasionnel que l'on peut obtenir sur un milieu autre que l'orme. (montrer cultures)

A côté de ces champignons, il en est d'autres qu'on qualifie de pseudoparasite qui vivent aussi dans les arbres vivants, mais qui en décomposent les tissus morts, contrairement à ce qui arrive dans le cas des parasites authentiques. Lorsque l'arbre est jeune, en effet, le bois qui s'est accumulé d'année en année continue à conduire la sève. C'est l'aubier, partie physiologique de l'arbre, participant à ses activités vitales. A mesure que l'arbre vieillit, les cellules meurent peu à peu vers l'intérieur formant ainsi le coeur ou duramen qui a principalement un rôle de soutien.

Un groupe assez important de champignons, s'attaquent donc au coeur de l'arbre, causant des maladies connues sous le nom de caries. Le bois est alors réduit à une masse spon-gieuse ou à une sorte de paille, il perd sa solidité et s'effrondre.

Il existe encore, entre les arbres et les champignons, un autre genre d'association, qu'on appelle symbiotique, et qui présente un intérêt tout particulier. Selon son étymologie, le mot "symbiose" signifie "vie en commun". Et cette vie en commun lorsqu'elle se produit entre un champignon et une racine d'arbre, aboutit à la formation d'une mycorrhize. Qu'est-ce donc qu'une mycorrhize? Ecoutons la définition que nous en donne Frank, l'un des premiers scientistes à constater l'existence d'une telle association un peu partout dans les sols forestiers : "Ce n'est ni la racine d'un arbre, ni un champignon seul, mais analogiquement au thalle d'un lichen, l'alliance de 2 êtres différents, pour former un organisme morphologiquement unique, qui peut être désigné sous le nom de mycorrhize".

Contrairement aux associations précédentes, celle-ci profite également aux deux êtres ainsi unis. Et ceci est tellement vrai que les arbres forestiers sont incapables de vivre sans mycorrhizes. A plusieurs reprises, on a tenté de cultiver des semis d'arbres forestiers dans du sol de prairie, en inoculant la moitié des semis avec des champignons reconnus comme mycorrhizateurs. Dans toutes ces expériences, les arbres non inoculés ne se développaient que pauvrement et devenaient plutôt jaunâtres, tandis que les arbres inoculés étaient pleins de vigueur et possédaient un feuillage très vert.

La théorie mycorrhizienne fut une révolution dans le monde botanique. Jusqu'alors, en effet on avait toujours cru à l'importance des poils absorbants dans la nutrition des plantes. Quoique, le rôle des mycorrhizes ne soit pas encore défini d'une manière certaine, on croit que, dans la symbiose, le champignon retirerait des substances nutritives dont il a besoin, en partie du sol et en partie des radicelles, ces dernières lui fournissant des hydrates de carbones. L'arbre au contraire absorberait les matières minérales qui lui sont nécessaires, et surtout des substances protéiques azotées, par l'intermédiaire des mycor-rhizes. Mais ceci ne constitue encore qu'une hypothèse.

Enfin, il y a entre les arbres et les champignons ce qu'on peut considérer comme un cer-tain commensalisme, en ce sens que les champignons ne parasitent pas les arbres, et ne sont pas associés à leurs racines. Tout simplement, ils trouvent dans tel ou tel peuplement déterminé les conditions de sol, d'humidité, de température qui leur conviennent, et ils croissent dans ce peuplement de préférence à n'importe quel autre. Dans ce dernier cas, comme d'ailleurs dans le cas de la symbiose, ce que j'ai oublié de mentionner tout à l'heure, l'association est même conditionnée par l'âge du peuplement, par sa densité, et sans doute aussi par d'autres facteurs.

Ainsi on trouvera la verpe de Bohême avec le peuplier baumier, l'hygrophore écarlate avec l'érable, l'oronge avec le jeune chêne, la plutée couleur de cerf sur les bois pourris, la lentine écailleuse sur les dormants de chemin de fer ou les poteaux de clôture. Les peu-plements de pin (surtout de pin blanc) donneront naissance à plusieurs sortes de bolets : bolet granulé, bolet américain, bolet jaune, tandis que le bolet élégant préférera les lieux humides où croissent le cèdre et d'autres résineux, et que le boletin à pied creux se ren-contrera uniquement avec le mélèze.

Et l'on pourrait citer encore de nombreux exemples de cette association, quasi constante, de certains champignons avec des arbres déterminés. Je suis sûre que vous-mêmes avez dû déjà constater le fait. De tout cela, nous pouvons conclure que le mycologue averti doit connaître presque aussi bien les arbres que les champignons. Il doit surtout comprendre la forêt et ses propriétés. Alors il sera à même de dire, après un simple coup d'oeil vers un domaine boisé : "Ici l'on trouvera des oronges, et là des hygrophores". A ce moment sans doute, il appréciera beaucoup mieux la valeur de la forêt.

En terminant, je vous dirai ces quelques mots, écrits à l'entrée d'un parc public au Portugal : "Toi qui passes et qui lèves la main contre moi, écoute avant de me blesser. Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d'hiver; l'ombre bienveillante qui te protège contre le soleil d'été; et mes fruits rafraîchissants abreuvent ta soif. Je suis la poutre qui tient ta maison, la planche de ta table, le lit sur lequel tu reposes; Je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil. Je suis le don de Dieu et l'ami de l'homme".

À tous ces bienfaits, je serais tentée d'ajouter, et ce n'en serait pas le moindre : "Je suis l'ami du mycologue, celui qui favorise la croissance des champignons".